레이블이 혁명인 게시물을 표시합니다. 모든 게시물 표시
레이블이 혁명인 게시물을 표시합니다. 모든 게시물 표시

2010년 2월 5일 금요일

"혁명의 연출":<공산당 선언>(1848)[르몽드-이번주의 책]

Couverture de l'ouvrage de Marx et Engels, "Manifeste du parti communiste" (Le Livre de Poche).

 

무슨 계기 때문인지는 모르겠지만 르몽드의 '이번주의 책' 코너에서는 맑스-엘겔스의 <공산당 선언>(1848)을 다루고 있다. 두 명의 전문가에게 이 책의 의미와 과제 등에 대하여 들어보는 인터뷰 기사와 간단한 '책소개 박스 기사'가 그것이다. 인터뷰기사에서 흥미로운 부분만 살펴본다 (내맘대로 대충번역) :

 

[둘째문단] 1844년에 헤스(Moses Hess)가 <공산주의 교리문답>을 발간했었는데, 1847년 11월에 엥겔스는 맑스에게 '교리문답'을 폐기하고 그것을 '공산주의 선언'으로 부르자고 제안한다. <교리문답>이 비밀사회단체의 선전서클을 지향했다면, <선언>은 전 세계를 향한 공산주의의 정면 공포(선포)에 나섰다는 점에서 차이가 있다. 그렇게해서 1848년에 <공산당 선언>이 탄생하는데, <선언>의 초기 명칭은 <공산당 선언>이었으나 1872년 독일어판부터는 <공산주의 선언>이 됐다고 한다. 왜냐하면 1852년에 벌써 '공산주의자 연대 정당'의 해체를 제안한 맑스는 "현대사회의 곳곳에서 우발적으로 연속하여 탄생하는 프롤레타리아계급의 자생적 조직화"에 기초하는 정당을 "하루살이 단명의 정당"과 엄격히 구별했기 때문이다. 즉 <공산주의 선언>은 기존의 도식적 틀로서의 정당이 아니라 프롤레타리아계급의 자생적-우발적-영속적 조직화를 목표로 했다는 말이겠다.

« Moses Hess, surnommé le "rabbin communiste", publie en 1844 un Catéchisme communiste par questions et réponses. [...] Engels suggéra à Marx dès novembre 1847 "de laisser tomber la forme catéchisme et d'appeler ça "Manifeste communiste"". A la différence du catéchisme, destiné à des cercles de propagande ou à des sociétés secrètes, le Manifeste se veut une proclamation "à la face du monde entier". Son titre initial, Manifeste du parti communiste, ne devient Manifeste communiste qu'à partir de l'édition allemande de 1872. Marx, qui proposa lui-même de dissoudre la Ligue des communistes en 1852, faisait très bien la différence entre "le parti compris dans le sens tout à fait éphémère" et le parti qui "naît partout spontanément du sol de la société moderne", c'est-à-dire de l'organisation spontanée du prolétariat en classe. »

 

또 하나 흥미로운 것은 바디우와 지젝에 대한 비판 부분이다 :

 

[밑에서 둘째문단] 맑시즘의 가장 풍요로운 대목은, 그 이론이 의식이나 의지의 단순 표출행위에 머물지 않고 실천을 스스로의 논리로 무장한 '실천적 유물론' 이라는 것이다. 즉 스스로의 역사를 만들어가는 인간은, 그 역사가 실재 역사의 우발성으로부터 무차별적인 영원한 이념이나 무규정적 가정으로나 가능한 그런 역사(공산주의)를 만드는 것이 아니라, 주어진(부여된) 주변역학(circonstances-정황) 속에서 구체적 역사를 산출해내야 한다는 말이다. 그런데 바로 이 전자의 공산주의(이념과 가정에 의한)를 방어하는 사람들이 있으니, 바로 바디우와 지젝이 그들이다. 그들의 그런(살찐-배부른) "구원적(祈願) 맑시즘"은 단순한 수사학적 경배(hommage)로 점철되고[한마디로 '말로만 하는 공산주의'라는 것], 결국은 강력한 종교적 범주 속의 이상주의(관념주의)로 회귀할 가능성이 농후하다. 

« Le plus fécond chez Marx, c'est l'idée que, loin d'être la simple projection d'une conscience ou d'une volonté, les pratiques ont leur logique propre qui fait que leur résultat échappe souvent au contrôle des acteurs eux-mêmes : les hommes font leur propre histoire, mais ils la font dans des circonstances données. Si l'on reste fidèle à ce "matérialisme des pratiques", on ne peut que s'interdire de faire du communisme une hypothèse indéterminée ou une idée éternelle indifférente aux contingences de l'Histoire réelle. Cette conception, notamment défendue par Alain Badiou et Slavoj Zizek aujourd'hui, nourrit un "marxisme d'invocation" qui, sous couvert d'un hommage purement rhétorique, en revient à un idéalisme à forte dimension religieuse. »

 

 

[인터뷰] "Une mise en scène de la révolution"

LE MONDE DES LIVRES | 04.02.10 | 12h42
Les livres qui ont changé le monde (19/20) - "Manifeste du parti communiste", de Marx et Engels vu par Pierre Dardot, philosophe et Christian Laval, sociologue

펼쳐두기..


Extrait (<공산당선언> 발췌)

펼쳐두기..

 

Le bréviaire de toute l'Europe révolutionnaire
LE MONDE DES LIVRES | 04.02.10 | 12h42

펼쳐두기..

 

 | Communisme, un spectre philosophique (外1)
LE MONDE DES LIVRES | 4 février 2010 | Jean Birnbaum | 1030 mots
Vingt ans après la chute du mur de Berlin, l'"idée" communiste est redevenue un étendard pour plusieurs intellectuels de renom. Philosophes ou sociologues, ils s'inspirent du récit marxiste pour essayer de tracer un nouvel horizon d'émancipation.

펼쳐두기..

 


* 링크만 걸지 않고 기사를 퍼다두는 이유는 르몽드의 지난 기사들은 시간이 지나면 모두 유료로 변하기 때문이다.

2010년 1월 13일 수요일

[속보]벤사이드(D.Bensaïd,1946년생) 별세 (2010/01/12)

다니엘 벤사이드(Daniel Bensaïd, 63세(1946~2010),사진)가 1월 12일 화요일 아침에 몇 개월 전부터 앓아오던 암으로 인해 세상을 떠났다는 소식이다(아래 AFP뉴스). 프랑스에서 가장 확고한 공산주의자로서 66-69-73년을 거쳐 '공산주의 혁명연대'(LCR(NPA의 전신))의 기초를 놓았고, 지금은 브장스노(O.Besancenot)의 '반자본주의신당'(NPA)의 이론적 소스(근거-원천)로 큰 역할을 담당하고 있는데, 프랑스 좌파는 가장 믿을만한 정신적 지주를 잃어버린 것이다. 안타깝다. 더구나 63세밖에 안 된, 젊은, 앞으로의 활동이, 이제 막 강화된 권위로, 더욱 기대됐었는데, 역시나 신(dieu)은 보수-반동의 편인 것이 분명하다. 가신 분의 명복을 빕니다.


 
12 janvier 2010 - 14H45  
http://www.france24.com/fr/20100112-daniel-bensa-fondateurs-lcr-est-mort
Daniel Bensaïd, un des fondateurs de la LCR, est mort

 

AFP - Daniel Bensaïd, un des fondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) qui avait également participé activement à la création du NPA d'Olivier Besancenot en février dernier, est mort mardi matin à 63 ans, des suites d'une longue maladie, a indiqué le NPA.

M. Bensaïd était un des théoriciens du mouvement trotskiste en France. Militant révolutionnaire depuis l'adolescence, il avait été l'un des fondateurs de la JCR (Jeunesse communiste révolutionnaire) avec Alain Krivine en 1966, puis l'un des acteurs du mouvement de Mai 68 avant de participer à la création de la Ligue communiste en avril 1969, devenue Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en 1973.

Longtemps membre de la direction de la LCR et un des principaux dirigeants de la IVe Internationale (organisation communiste trotskiste fondée en 1938), il était engagé dans tous les combats internationalistes.

 

Né le 25 mars 1946 à Toulouse, ce philosophe, enseignant à l'Université de Paris VIII, a publié de très nombreux ouvrages de philosophie ou de débat politique, animé les revues Critique Communiste et ContreTemps, et participé à la création de la Fondation Louise Michel.

Il avait notamment écrit en collaboration avec M. Besancenot "Prenons parti pour un socialisme du XXIe siècle" (Editions Mille et une nuits) en janvier 2009, à un mois de la création du NPA.

Le parti anticapitaliste indique qu'il organisera une soirée d'hommage militant samedi 23 janvier à Paris.

 

* 추모식은 '반자본주의신당'의 주최로 빠리에서 1월 23일 토요일에 열린다고 함 (자세한 일정은 나중에 ; 장례일정도 나중에..).

[확인처] http://www.npa2009.org/content/mort-de-notre-camarade-daniel-bensa%C3%AFd

 

 

cf.1) 리베라씨옹과 뤼마니떼 링크 및 발췌(더보기)

http://www.humanite.fr/Daniel-Bensaid-est-mort

http://www.liberation.fr/politiques/0101613356-le-theoricien-de-la-lcr-daniel-bensaid-est-mort

펼쳐두기..

 

cf.2) 관련 슬라이드 사진과 해설(더보기를 열면 바로 소리 나옴/조심)

[Portfolio sonore] Daniel Bensaïd, intellectuel engagé, est mort

LEMONDE.FR | 12.01.10 | 17h30  •  Mis à jour le 12.01.10 | 18h03
http://www.lemonde.fr/politique/portfolio/2010/01/12/daniel-bensaid-un-intellectuel-engage_1290822_823448.html

펼쳐두기..


 

2009년 12월 6일 일요일

1848년 혁명의 과정과 교훈

la Barricade de la rue Soufflot, Paris, février 1848, peinture d'Horace Vernet.

 

1848년 제 2차 프랑스 혁명의 과정(과 교훈)

K. Marx, 1850, 1852, 1870 - 비극의 혁명, 희극의 역사 & 계급투쟁

 

I. 혁명의 전조가 된 이전 20년

1830년 7월 혁명에 의해 선출된 루이 필립(Louis-Philippe)이 입헌군주로 즉위. 그러나 맑스는 평가하길: "7월왕정은 은행가와 재정귀족들에 의해 지배됐고, 그 반대 축에는 점증하는 부르조아 산업자본가들이 위치하여 국가를 그들 계급이익에 복무시키기 위한 도구로 활용했으며, 소부르조아계급과 농민계급은 정치권력으로부터 완벽히 배제됐다."

"La révolution de 1830, c’est le règne des banquiers, de l’aristocratie financière. L’opposition à ce régime, c’est la bourgeoisie montante industrielle (la petite bourgeoisie et la classe paysanne étant complètement exclues du pouvoir politique). L’aristocratie financière utilise l’état comme un outil au service de sa classe.") -voir infra-

1840년 3월 파리에서 6만명이 파업할 정도로 도시화와 산업화의 전개가 가속화됨.

1846-47년의 경제위기로 1848년 가구-건축노동자의 2/3가 실업 (La crise provoque un chômage important : en 1848, près des deux tiers des ouvriers en ameublement et du bâtiment sont au chômage.)

 

II. 1848년 2월 혁명 (3일간의 성공한 혁명)
- 22일 아침, 수백명의 대학생들이 촉발한 시위에 노동자들이 합세하여, 3000명에 다다른 시위대는 개혁과 정권퇴진을 외침. (Le 22 février au matin, des centaines d'étudiants (dont certains s'étaient déjà mobilisés dès le 3 janvier pour dénoncer la suppression des cours de Jules Michelet) se rassemblent place du Panthéon, puis se rendent à la Madeleine où ils se mêlent aux ouvriers. Les manifestants (3 000 personnes) se dirigent ensuite vers la Chambre des Députés, Place de la Concorde, aux cris de "Vive la Réforme ! A bas Guizot !".)
- 23일, 시위대에 공포를 느낀 진압군의 발포로 50여명이 사망... 그날 밤 시위대는 파리 시내에 1500개의 바리케이트를 치고 결사항전에 돌입. (Dans le quartier des Capucines, une rue est barrée par le 14ème de Ligne et la provocation d'un manifestant porteur d'une torche envers un officier a des conséquences tragiques. Se croyant menacée, la garde ouvre le feu, laissant sur le pavé plus de 50 tués qui "justifient" le rebondissement et l'amplification du mouvement protestataire, alors que l'apaisement semblait en bonne voie. ... Puisqu'il y a 52 martyrs, on dévalise les armuriers et on édifie des barricades. Il y en a bientôt 1 500 dans toute la ville.)
- 24일 정오, 시위대가 왕궁을 접수하고 왕은 도망감...

- 25일, 7월왕정은 폐기되고 '프랑스 제 2 공화국' 탄생 [cf. 제1공화국:1789~1804 / 1804~1814:나폴레옹제정 / 1814~1830: 제2차 왕정복고]. 3일 동안의 혁명의 성공은 350명의 사망자와 500명의 다친사람들을 통해 일궈짐. (Le 24 février, Louis-Philippe ne parvient pas à reprendre en main la situation. Lorsque le palais commence à être attaqué par la foule, vers midi, le roi abdique en faveur de son petit-fils de 9 ans, le comte de Paris, confie la régence à la duchesse d'Orléans, puis se résout à prendre le chemin de l'exil. ... Le 25 février, un gouvernement provisoire républicain est établi, la Monarchie de Juillet s’est éteinte, la Deuxième République française est née. ... On estime que les trois journées de février ont fait 350 morts et au moins 500 blessés.


III. 혁명기 3일의 묘사 

1/3. Karl Marx(1818~1882) analyse les événements dans Les Luttes de classes en France(*) :

« Le 25 février, vers midi, la République n'était pas encore proclamée, mais, par contre, tous les ministères étaient déjà répartis entre les éléments bourgeois du Gouvernement provisoire et entre les généraux, banquiers et avocats du National. Mais, cette fois, les ouvriers étaient résolus à ne plus tolérer un escamotage semblable à celui de juillet 1830. Ils étaient prêts à engager à nouveau le combat et à imposer la République par la force des armes. C'est avec cette mission que Raspail se rendit à l’Hôtel de ville. Au nom du prolétariat parisien, il ordonna au Gouvernement provisoire de proclamer la République, déclarant que si cet ordre du peuple n’était pas exécuté dans les deux heures, il reviendrait à la tête de 200 000 hommes. Les cadavres des combattants étaient encore à peine refroidis, les barricades n'étaient pas enlevées, les ouvriers n'étaient pas désarmés et la seule force qu'on pût leur opposer était la Garde Nationale. Dans ces circonstances, les considérations politiques et les scrupules juridiques du Gouvernement provisoire s'évanouirent brusquement. Le délai de deux heures n’était pas encore écoulé que déjà sur tous les murs de Paris s'étalaient en caractères gigantesques : « République française ! Liberté, Égalité, Fraternité ! » » (*) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Luttes_de_classes_en_France

 

2/3. Flaubert (1821~1880): Ces journées révolutionnaires apparaissent dans son Éducation sentimentale(*) ; elles forment le cadre du début de la troisième partie :

« La veille au soir, le spectacle du chariot contenant cinq cadavres recueillis parmi ceux du boulevard des Capucines avait changé les dispositions du peuple ; et, pendant qu'aux Tuileries les aides de camp se succédaient, et que M. Molé, en train de faire un cabinet nouveau, ne revenait pas, et que M. Thiers tâchait d'en composer un autre, et que le Roi chicanait, hésitait, puis donnait à Bugeaud le commandement général pour l'empêcher de s’en servir, l’insurrection, comme dirigée par un seul bras, s’organisait formidablement. Des hommes d'une éloquence frénétique haranguaient la foule au coin des rues ; d'autres dans les églises sonnaient le tocsin à pleine volée ; on coulait du plomb, on roulait des cartouches ; les arbres des boulevards, les vespasiennes, les bancs, les grilles, les becs de gaz, tout fut arraché, renversé ; Paris, le matin, était couvert de barricades. La résistance ne dura pas ; partout la garde nationale s’interposait ; — si bien qu’à huit heures, le peuple, de bon gré ou de force, possédait cinq casernes, presque toutes les mairies, les points stratégiques les plus sûrs. D’elle-même, sans secousses, la monarchie se fondait dans une dissolution rapide ; et on attaquait maintenant le poste du Château-d'Eau, pour délivrer cinquante prisonniers, qui n'y étaient pas. »

(*) http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89ducation_sentimentale
cf.) Gustave Flaubert : il a marqué la littérature française par la profondeur de ses analyses psychologiques, son souci de réalisme, son regard lucide sur les comportements des individus et de la société, et par la force de son style dans de grands romans comme Madame Bovary (1857), L'Éducation sentimentale (1869), Salammbô (1862), ou le recueil de nouvelles Trois contes (1877).

 

3/3. Victor Hugo(1802~1885) évoque longuement cette Révolution dans ses Choses vues(*)
(*) Œuvres posthumes de Victor Hugo: Choses vues - 1re série (1887, mémoires et commentaires pris sur le vif, le titre n'est pas de Victor Hugo) ; Choses vues - 2e série (1900)
cf.) Victor-Marie Hugo :  il a engagé contre Napoléon III dans Les Châtiments (1853). Il est en même temps un formidable romancier du peuple, avec par exemple Notre-Dame de Paris (1831) ou les Misérables (1862).

Cosette, illustration pour Les Misérables par Émile Bayard

 

IV. 다시 6월 폭동과 혁명의 실패
1848년 2월 혁명의 결과 '국립작업장'이 설치되고(2/27), 보통선거법이 제정(3월)-실시(4월)되는 등 공화국의 건설에 박차가 가해졌다. 그러나 6월 21일에 다시 국립작업장이 폐쇄되는데, 이유는 경제위기로 인한 일거리 부족과 정부예산의 고작 1% 이하의 지원으로는 그 비용을 충당할 수가 없었기 때문이다. 그래서 6월폭동이 발발함 : 만신전을 점거-기거하며 이어진 시위과정에서 파리주교가 바리케이트 위에서 사망하고 진압군의 장군 한 명도 사살되는 등의 혈전이 4일간 이어졌으나, 결국 4000명의 사망자와 4000명의 구속자만 남기고 혁명은 실패로 끝났다. (Les Ateliers nationaux sont supprimés en raison de leurs coûts, parce que le travail (essentiellement le repavage des rues) n'existe plus, laissant place à l'agitation politique quotidienne. Le coût des atelier nationaux ne représente en réalité que moins de 1% du budget global du gouvernement. [...] Les journées de Juin sont une révolte du peuple de Paris du 22 au 26 juin 1848 pour protester contre la fermeture des Ateliers nationaux.)
- 23 juin : Début de la révolte populaire de Juin par l'établissement des premières barricades, et durement réprimée par l'armée menée par le général Cavaignac.
- 24 juin : Le Panthéon de Paris est un des centres de l'insurrection. Plus de 1 500 insurgés s'y sont réfugiés. Ils sont délogés par le colonel Henri-Georges Boulay de la Meurthe à la tête d'un régiment de la garde républicaine[1].
- 25 juin : Mort sur les barricades de Monseigneur Affre, archevêque de Paris. Le général Bréa est tué par les insurgés près de la barrière d'Italie.
- 26 juin : Fin de la révolte avec la chute de la dernière barricade, située faubourg Saint-Antoine. Ces journées révolutionnaires ont fait environ 4 000 morts du côté des insurgés, et 4 000 prisonniers sont déportés en Algérie. L'Assemblée décide de poursuites à l'égard de Louis Blanc. [28 juin : L'Assemblée remercie le général Cavaignac en le nommant chef du pouvoir exécutif. 3 juillet : Dissolution des Ateliers nationaux. 27 juillet : Suite à la répression des journées de Juin, l’Assemblée restreint l'activité des Clubs et y interdit la participation des femmes et des enfants.]

 

V. 다시 반복된 희극의 역사

그리고는 비극의 혁명은 역사의 희극으로 이어지는데, 7월 27일에 국립작업장은 해체되고, 그해 12월에 실시된 남성만의 보통선거에서 나폴레옹의 조카인 루이-나폴레옹 보나파르트가 무려 74%의 득표로 대통령에 당선된다. 그는 3년 후인 1851년에 쿠데타를 일으켜 제2공화국을 폐기하고 제2제정을 수립(제1제정-나폴레옹,1804~14), 이듬해인 1852년 12월 2일 황제로 등극하여 1870년까지 즉위한다 (cf. 1870-보불전쟁/1871-파리꼬뮌/1875-제3공화국). (Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte (20 avril 1808 - 9 janvier 1873), est le premier président de la République française, élu le 10 décembre 1848 avec 74 % des voix au suffrage universel masculin, ainsi que le troisième empereur des Français (1852-1870) sous le nom de Napoléon III à partir du 2 décembre 1852. Il est donc à la fois le premier président de la République française et le dernier monarque français.)


이러한 3단계의 비극적이고 희극적인 과정을 유물론적 역사관에 기초관 계급투쟁으로 분석한 것이 바로 맑스의 다음과 같은 세 저작이다 (프랑스 2월혁명의 전야에 나온 <공산당 선언>(1848)은 기본으로 깔고) : 1850, <프랑스에서의 계급투쟁> ; 1852, <18 브뤼메르, 루이 보나파르트> ; 1870, <프랑스에서의 시민전쟁>. 이 세 책을 읽는 과정의 일환으로 관련 역사를 대충 정리해 봄 (모든 내용의 근거가 된 괄호 속 불문의 출처는 위키-fr).

2009년 11월 26일 목요일

E.Berth,1875~1939) Les méfaits des intellectuels (1914)

S'il y a quelqu'un en France qui mérite d'être considéré comme un « révolutionnaire conservateur », c'est bien Edouard Berth ! Resté longtemps trop méconnu, Berth a d'abord été, toute sa vie durant, l'ami et le plus fidèle disciple du grand Georges Sorel, l'auteur des Réflexions sur la violence. A ce titre, il fut à partir de 1905 l'un des théoriciens du syndicalisme révolutionnaire, c'est-à-dire de cette tendance du mouvement ouvrier qui entendait se tenir à l'écart des partis politiques démocratiques pour tenter d'instaurer, sur les ruines de la société bourgeoise, une véritable « société de producteurs ». Mais Edouard Berth est un admirateur des valeurs héroïques de l'Antiquité. Tout comme Sorel, il conçoit d'abord le socialisme comme une épopée « sublime », dont le mythe de la grève générale serait le ressort. En 1911, Edouard Berth crée avec Georges Valois le célèbre Cercle Proudhon, où se rencontrent militants de l'Action française et syndicalistes révolutionnaires, réunis par une commune aversion du parlementarisme et de la démocratie libérale. Et c'est trois ans plus tard, à la veille de la Première Guerre mondiale, qu'il publie Les méfaits des intelletuels, ouvrage dans lequel il célèbre le « crépuscule démocratique », la « renaissance du mythe », met en accusation les valeurs bourgeoises et marchandes, et appelle à une synthèse des idées soréliennes et de celle de Charles Maurras. C'est ce livre étonnant, étape capitale de l'histoire des idées, qui se trouve aujourd'hui à nouveau proposé au lecteur. Le texte des Méfaits est précédé d'une longue introduction d'Alain de Benoist, qui présente dans le détail la vie et l'oeuvre d'Edouard Berth. En appendice, figurent également une bibliographie complète de ses écrits, des lettres inédites de Bergson et un essai sur Drieu la Rochelle rédigé par Berth au début des années 1920.

 

Edouard Berth, Les méfaits des intellectuels (1914), Préface de Georges Sorel, Présentation d'Alain de Benoist, rééd. Krisis, Paris, 2007, 380 p., 25 euros. Edouard Berth (1875-1939), syndicaliste révolutionnaire, disciple de Georges Sorel(1847-1922), le théoricien du mythe de la grève générale prolétarienne.

 

"먹물(지식인)들의 폐해(해악)" 라는 제목의 에두아르 베르트(E. Berth)의 1914년 책이 위와 같이 다시 출간됐다고 한다. 저자는 혁명적노동조합주의자로서 소렐(G.Sorel)*의 가장 충실한 제자였으며, 그래서 소렐이 이 책의 1914년 초판에 서문도 쓴 모양이다. 저자나 책이나 모두 잘 알려지지는 않았다는데, 드디어 알랭 드 버누와스트(A. de Benoist)가 여러 관련자료도 모으고 추가하여 본인의 긴 소개문과 함께 2007년에 재출간을 한 모양이다. 아래에 옮기는 편찬자의 소갯글 일부를 통하여 '베르트 대강 맛보기'를 해본다.

(*) Georges Sorel, le mythe de la grève générale prolétarienne

Pour Georges Sorel (1847-1922) il convient de distinguer entre la "nature naturelle", objet de simple observation et qui conserve encore son mystère et révèle de multiples indéterminations, et la "nature artificielle", objet d'expérimentation et qui est soumise aux lois et aux déterminations. L'Etre humain ne peut réellement connaître que ce qu'il crée lui-même, et le progrès scientifique ne peut être que le résultat d'une action constructive et volontaire, conquérante, par laquelle le monde est transformé.

La création scientifique du monde suppose deux conditions : l'existence d'un système de symboles particuliers qui atteignent leur plus haut degré d'efficacité lorsqu'il s'agit de "mythes" irrationnels ou de principes d'action, en général projetés en idéologies abstraites et rationalisées, et l'existence d'un groupe social, d'une classe sociale, qui détermine sa conduite selon les "mythes" et principes de l'idéologie dont il se réclame, et agit ainsi "en vérité". Pour Georges Sorel il n'y a pas de Vérité absolue mais des vérités qui prennent les formes les plus diverses de l'expérience, les doctrines humaines n'ayant de valeur que par leur utilité.

Selon lui la société industrielle est déchirée par des antagonismes profonds que l'idéologie officielle entend camoufler sous une solidarité fictive qui entend s'appuyer sur le "mythe" du progrès matériel indéfini, condition du bonheur de tous. Le slogan de la bourgeoisie est : "Tous solidaires pour le maintien d'un système qui oeuvre pour le bonheur de tous". Et la bourgeoisie n'épargne pas ses efforts en vue d'absorber les dirigeants politiques et syndicaux du prolétariat et d'apaiser les masses par des promesses fallacieuses. (...)

Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, Slatkine, Paris, 1981, Ed. du Trident, Paris, 1987 ; Matériaux d'une théorie du prolétariat, 1919, Slatkine, Paris, 1981.
http://www.denistouret.fr/ideologues/Sorel.html

 

Présentation d'Alain de Benoist (2007)

in Edouard Berth, Les méfaits des intellectuels (1914), Préface de Georges Sorel, Présentation d'Alain de Benoist, rééd. Krisis, Paris, 2007.

 

1. Syndicalisme révolutionnaire et « grève-généralisme »

La grande idée du syndicalisme révolutionnaire est celle de grève générale ­ou « grève-généralisme », dont l'histoire a été retracée par Émile Pouget dans une série d'articles publiés en 1904 par la revue Le Mouvement socialiste. Ayant lancé une enquête sur ce thème, la revue donna la parole aux partisans de la grève générale, mais aussi à leurs adversaires, socialistes réformistes et sociaux­démocrates, qui la condamnaient comme une «fantaisie dangereuse», une « utopie », une« arme nuisible et meurtrière pour la classe ouvrière ».
Dans sa contribution, Pouget retrace l'histoire de l'idée de grève générale depuis l'époque de la Première Internationale jusqu'aux débats qui opposèrent les dirigeants de la Fédération des Bourses du Travail et leurs adversaires du Parti ouvrier français de Jules Guesde.

 

Les racines du « grève-généralisme » sont probablement à rechercher du côté du mouvement chartiste anglais, qui en donna la première expression publique. Dès l'origine, les partisans de la grève générale manifestent la plus vive méfiance vis-à-vis des partis politiques, l'antiparlementarisme étant ancré depuis longtemps dans certains secteurs du mouvement ouvrier. En 1868, au congrès de Bruxelles de l'Association internationale des travailleurs, l'hypothèse d'une grève « universelle» est déjà envisagée, au motif que «le corps social ne saurait vivre, si la production est arrêtée pendant un certain temps; qu'il suffirait donc de cesser de produire pour rendre impossible les entreprises des gouvernements personnels et politiques».

 

Cette façon d'envisager la grève générale consiste à la concevoir comme seule vraiment efficace, au contraire des grèves partielles et localisées. Ce premier élan fut brisé par les événements de 1870­-71 et l'affaiblissement de l'Internationale qui en résulta. En septembre 1873, au congrès général de Genève, l'idée fut remise à l'ordre du jour, mais une divergence de vues se fit jour entre les syndicalistes européens, qui voyaient dans la grève générale l'équivalent de la révolution sociale, et les délégués américains, pour lesquels elle ne pouvait être au mieux qu'un moyen d'obtenir certaines réformes (ils y auront effectivement recours en 1886, pour conquérir la journée de huit heures). Le projet fut alors mis de côté.

 

En France, le premier propagandiste de la grève générale fut un ouvrier anarchiste du nom de Joseph Tortelier, membre du syndicat des menuisiers. Il en exposa le principe en novembre 1888, au congrès ouvrier international de Londres, mais sans grand succès. La même année pourtant, lors de son congrès de Bordeaux-Le Bouscat, la Fédération nationale des syndicats (FNS), quoique contrôlée par les guesdistes, proclame que « seule la grève générale, c'est­-à-dire la cessation complète de tout travail, ou la révolution, peut entraîner les travailleurs vers leur émancipation ».


Une autre motion invite, significativement, les syndicats « à ne s'inféoder à aucun parti politique, quel qu'il soit ». Mais deux ans plus tard, les partisans de Jules Guesde font volte-face. En octobre 1890, à son congrès de Lille, le Parti ouvrier français (POF) déclare hautement que «la grève générale proprement dite, c'est-à-dire le refus concertéet simultané du travail par tous les travailleurs [...] suppose et exige pour aboutir un état d'esprit socialiste et d'organisation ouvrière auquel n'est pas arrivé le prolétariat ». 

 

Dès lors, guesdistes et «grève-généralistes» ne vont plus cesser de s'affronter. L'idée de grève générale continue à cheminer, notamment sous l'influence de Fernand Pelloutier et d'Aristide Briand. En 1892, le congrès des Bourses du Travail qui se tient à Tours et celui des syndicats tenu à Marseille en adoptent le principe. L'année suivante, au congrès corporatif de Paris, la grève générale est approuvée avec enthousiasme. Mais on réalise aussi qu'une grève de ce type n'a de sens que si elle va au-delà de la simple suspension du travail, faute de quoi les travailleurs seront bientôt aussi vite affamés que les capitalistes !


«Il faudra donc, écrit Pouget, que nous nous emparions des boulangeries, des boucheries, et que nous assurions la vie de tous ceux qui produisent». Cela ne fait que le renforcer dans sa conviction que « la grève générale des métiers, c'est la révolution sociale ». Les syndicats décident alors de mettre en place une commission de neuf membres, auquel est donné le nom de Commission d'organisation de la grève générale (puis de Comité de propagande de la grève générale). (...)

 

2.

Pour Berth, il y a complémentarité naturelle entre les valeurs aristocratiques et les valeurs populaires, qu'il oppose les unes comme les autres aux valeurs bourgeoises. «Entre le peuple et l'aristocratie, écrit-il, il y a une véritable confraternité et intelligence réciproques».


Il aime pareillement à constater, sur certains points, «l'accord essentiel du plébéien Proudhon avec l'aristocrate Nietzsche». Il entend donc faire la synthèse du peuple et de l'aristocratie, comme il veut faire celle du véritable esprit conservateur et du véritable esprit révolutionnaire. D'où cette proclamation restée célèbre: «Il n'y a que deux noblesses: celle de l'épée et celle du travail; le bourgeois, l'homme de boutique, de négoce, de banque, d'agio et de bourse, le marchand, l'intermédiaire, et, son compère, l'intellectuel, un intermédiaire lui aussi, tous deux étrangers au monde de l'armée comme au monde du travail, sont condamnés à une platitude irrémédiable de pensée et de cœur».


Du reste, il s'affirme convaincu que «les révolutionnaires représentent désormais la noblesse de l'avenir et constituent cette pléiade, cette constellation de fils de roi, que M. de Gobineau, grand aristocrate lui aussi, et de naissance et d'esprit, avait rêvée par-dessus la platitude écœurante de notre monde bourgeois démocratique moderne». 
Cette conviction s'alimente du parallèle qu'il dresse constamment entre la guerre et le travail. « Une aristocratie classique, déclare-t-il, c'est une aristocratie guerrière qui a conservé l'esprit héroïque et guerrier, et chez qui la guerre et les vertus guerrières jouent le rôle que jouent le travail et les vertus ouvrières chez le peuple ».

 

Son ambition, c'est le «réveil des valeurs héroïques» qui permettrait d'entrer « dans une nouvelle ère classique, guerrière et révolutionnaire ». Berth, ou le socialisme héroïque ! La guerre, précisément, Édouard Berth en a fréquemment fait l'éloge. Dans Les méfaits des intellectuels, il proclame ainsi « la vertu souveraine de la guerre, dont l'intervention dans les choses humaines est toujours pareille à celle d'un vent fort, âpre et salubre, venant renouveler les eaux putrides des marécages humains ».  Conception qui s'appuie certes sur l'ancienne mise à l'honneur des valeurs guerrières, mais qui fait aussi - et surtout - référence à la guerre de classes.

 

Sorel écrivait, en 1905: «Maintenir l'idée de guerre paraît aujourd'hui plus nécessaire que jamais, alors que tant d'efforts sont tentés pour opposer au socialisme la paix sociale ».

Hostile lui aussi à ce que Sorel appelait la « lèpre de paix sociale », Berth affirme que «la guerre nourrit le patriotisme, comme la grève nourrit le socialisme», et que «le socialisme ne reprend vraiment de la grandeur que dans la mesure où il redevient guerrier ». (...)

 

3. Une pensée toujours actuelle
Dans les dernières années de sa vie, Édouard Berth est revenu de beaucoup de ses espérances, mais il n'a pas changé de cap. L'actualité lui inspire des commentaires variés, dont témoigne surtout sa correspondance. L'arrivée au pouvoir du Front populaire, en juin 1936, le surprend. Le 15 juillet 1936, il écrit à Mariette Legraye:

«Ici, en France, la bourgeoisie n'en est pas encore reve nue d'ébahissement. Ce fut presque la grève générale, et avec cette variante, assez inattendue, de l'occupation [des usines] - scandale des scandales!

Je vois bien que nos bourgeois eussent préféré des violences à cette espèce d'expropriation calme et ordonnée! Chacun y va, naturellement, de sa petite explication - mais ce fut une explosion... spontanée: le triomphe du Front populaire fit sentir aux ouvriers qu'après des années de misère et de sujétion, ils pouvaient enfin relever la tête, et ils le firent, comme mus d'un seul mouvement explosif, je répète à dessein le mot!

L'acte fut révolutionnaire, évidemment, mais peut-on se dissimuler qu'on est entré dans des temps révolutionnaires et que cela ne peut plus durer ? Non, n'est-ce pas?»

Berth remarque aussi que « les communistes sont devenus patriotes et chantent la Marseillaise! Il fallait voir, hier, cette "procession" du Front populaire: on y voyait autant de drapeaux tricolores que de rouges et l'on chantait autant la Marseillaise que l'Internationale! Tout cela est bien curieux et appellerait bien des commentaires ».  Ce «patriotisme révolutionnaire », de toute évidence, ne lui déplaît pas. (...)

 

4.

Cela veut-il dire que l'œuvre d'Édouard Berth n'appartient plus qu'à l'histoire des idées? Certainement pas. Son inspiration, ses thèses générales, ses principes maintes fois affirmés, vont bien au-delà du contexte dans lequel ils furent formulés. Son parti-pris résolu en faveur du peuple - et des peuples sa conviction qu'il faut organiser la société à partir du bas, et non de manière autoritaire à partir du haut, sa théorie des antagonismes, son combat en faveur de la diversité, son goût de l'autonomie et de la liberté, sa hantise de la décadence, sa dénonciation des valeurs marchandes et bourgeoises, son goût du « sublime », sa volonté sans cesse réaffirmée d'associer des idéaux opposés à l'inverse, de se battre en même temps sur deux fronts, l'originalité même son itinéraire personnel, rendent sa pensée plus actuelle que jamais. (...)

 

나머지: http://www.denistouret.net/textes/Berth.html